Les chansons de England Screaming s’inscrivent tout à fait dans la lignée de la production récente de Wreckless Eric : bravaches et mélodieuses, les mots aboyés dans le ténor grinçant de l’artiste, à peine tremblant, les refrains éclatant en accroches fanfaronnes.
Et ce sont de très bonnes chansons, pas une vraie mauvaise dans le lot, et une paire qui se hisse parmi les toutes meilleures de l’artiste.
La façon dont Eric évoque les « comtés miteux » rappelle Ray Davies, tandis que « Land Of The Faint At Heart » balance avec l’énergie meurtrie de Springsteen (si le Boss avait été élevé dans la terreur suburbaine et les nains de jardin).
La nouvelle version d’Eric apporte une nouvelle énergie lo-fi et la maturité d’un Ray Davies sombre. ....
Un Goulden plus lucide a donné à huit de ces chansons sous-estimées le traitement garage-vérité dont elles avaient besoin depuis toujours pour England Screaming.
Wreckless Eric a sauvé une poignée de chansons de premier ordre de leur présentation initiale de second ordre, et sa foi en ce matériau porte ici de beaux fruits, se classant parmi ses meilleurs travaux du XXIe siècle.
C’est vraiment un grand album.