Entre cybernétique et sensualité, FKA twigs redéfinit une fois de plus les contours de la pop contemporaine avec EUSEXUA. Comme une mise à jour organique de son propre logiciel musical, l’album oscille entre une pop intime et des élans technoïdes, évoquant autant Kelly Lee Owens que Madonna.
Le morceau-titre débute dans une douceur éthérée avant d’exploser en hymne club irrésistible, tandis que « Girl Feels Good » incarne un moment de pure extase pop, rappelant « Ray of Light ». À l’inverse, « Childlike Things », plus léger et sucré, joue la carte de la pop bubblegum, avec une surprenante intervention de North West en japonais.
Mais si l’album brille par sa versatilité et son ambition, c’est paradoxalement dans ses moments les plus techno que FKA twigs se révèle moins surprenante. Ces incursions électroniques, bien que solides, peinent parfois à égaler l’audace et la vulnérabilité de ses meilleures compositions.
Moins torturé et avant-gardiste que MAGDALENE, mais tout aussi audacieux, EUSEXUA explore la fusion du corps et de la machine, tant par son esthétique que par sa production. Un triomphe artistique à la fois intime et taillé pour le club.
Si vous n'avez que 3 morceaux à écouter : « Eusexua », « Childlike Things », et « Wanderlust ».