FKA twigs a peut-être déjà fait de 2025 son année avec Eusexua, mais Eusexua Afterglow est loin d’être une simple arrière-pensée.
Afterglow est peut-être constitué de chutes de Eusexua, mais les faces B de FKA twigs sont si bonnes qu’elles peuvent surpasser des discographies entières.
Est-ce à la hauteur du marketing grandiose de son prédécesseur ? Peut-être pas.
Il lui manque peut-être l’immédiateté pop de morceaux de EUSEXUA comme Perfect Stranger et Room of Fools, mais on trouve ici une profusion de dance music transcendante, habilement contrebalancée par une approche sensuelle, inventive, en haute définition, qui ne cesse de tendre vers l’avenir.
Là où EUSEXUA est immaculé dans sa conception, EUSEXUA Afterglow est un splendide effilochage.
C’est hédoniste et brouillon, d’une certaine façon à la fois plus agile et plus maximaliste que son prédécesseur.
Les 11 morceaux d’Afterglow se fondent les uns dans les autres, reliant chacun à une ligne narrative lâche qui se prolonge depuis Eusexua, mais c’est la psyché de twigs qui apparaît comme le pivot de l’album.
Même si les deux nouveaux disques n’égalisent pas la maîtrise de l’original, on trouve, disséminés dans les deux, des moments scintillants de cet abandon insouciant et de cet engagement total dans le délire.
Il est clair que twigs ne s’est jamais autant amusée.
Mais cela prouve tout de même que Twigs est l’une des icônes alt-pop les plus prolifiques et originales de notre époque.