L’histoire :
« Fireball » est le cinquième album studio du groupe de rock anglais Deep Purple, sorti aux États-Unis en juillet 1971 et au Royaume-Uni le 3 septembre 1971. Il s’agit du deuxième album avec la formation Mark II. L’album fait suite à « In Rock », qui fut une réussite critique et commerciale. Dans celui-ci, le groupe continue d’explorer les sonorités hard rock et heavy psych.
Mon avis :
Le deuxième album du Mark II est encore une fois une réussite, certes plus modeste que « In Rock », mais il démontre toujours la capacité du groupe à trouver des idées originales, malgré le fait qu’une grande partie de celui-ci ait été affectée par les performances live incessantes et par des problèmes de santé personnels. Les riffs de guitare sont lourds, abrasifs et mis en avant, notamment dans « Fools ». Les solos sont majestueux dans « The Mule », et Bob Dylan semble ressuscité dans « Anyone’s Daughter ». Cette collection de titres met encore en lumière le groupe britannique. Malgré tout, « Fireball » est aujourd’hui considéré comme le plus faible de la trilogie formée avec « In Rock » et « Machine Head », sans doute à cause de titres moins fédérateurs.
J’ai aimé l’alchimie du groupe, quelques solos particulièrement notables, une collection de morceaux efficaces et originaux, ainsi qu’un Ian Gillan qui s’éclate au micro, parfaitement accompagné par la guitare de Ritchie Blackmore et le clavier de Jon Lord.
J’ai moins aimé le titre folk « Anyone’s Daughter », qui tranche avec le reste de la tracklist très lourde et qui dénote un peu, ainsi que le fait que les titres soient moins mémorables que sur l’album précédent, celui-ci ayant été réalisé un peu plus dans la précipitation en raison de la forte demande de concerts.
Mes notes :
• Fireball : 8,25
• No No No : 7,5
• Demon’s Eye : 8
• Anyone’s Daughter : 6,5
• The Mule : 8,5
• Fools : 9
• No One Came : 8,25
Total : 8 / 10
Conclusion :
« Fireball » est un album intéressant, qui l’est certes peut-être moins que le précédent, mais qui vaut tout de même la peine et figure parmi les meilleurs du groupe. La tracklist est assez homogène en termes de niveau, si l’on exclut « Anyone’s Daughter », et les performances instrumentales y sont bien exécutées.
Je recommande cet album aux fans du son Deep Purple et à ceux qui s’intéressent au hard rock du début des années 70’.