Five Miles Out par Fabien Labonde
Oldfield renoue ici avec le format de Platinum : une longue suite sur une face, des morceaux plus courts sur l’autre.
La longue suite, c’est « Taurus II » -du nom d’une gamme d’instruments Moog - où l’on joue à « Tubular Bells au pays des années 1980 » … et ça tient du miracle. Je ne m’en lasse pas.
Quant aux chansons, elles nous mènent dans l’antichambre du paradis … « Orabidoo » – petit frère de « Taurus II » – avec un chant onomatopéique qui frôle le ravissement ; mais surtout « Five Miles Out », avec ses voix radios (aviateurs dans la détresse) et l’association turbulente de la voix déchaînée d’Oldfield avec celle, très mesurée, de Maggie Reilly.
C’est sûrement l’album où la guitare laisse intervenir le plus les synthés. (J’entends par là les synthés joués, et pas les programmations qu’on trouvera dans « Islands » et tous les albums qui suivront).
Dans la série « j’emprunte les meilleurs batteurs du rock progressif » chapitre 2 : cette fois-ci, Oldfield s’acoquine avec Carl Palmer (du groupe Emerson Lake & Palmer) pour le morceau « Mount Teidi ». On note aussi le retour de Paddy Moloney, très occupé depuis Ommadawn puisque dans l’intervalle il accompagnait Paul Mc Cartney de son Uillean Pipe (une cornemuse à soufflet, très bel objet, au moins on ne bave pas et on peut chanter en jouant !)