Foo Fighters
6.7
Foo Fighters

Album de Foo Fighters (1995)

Et si Dave Grohl n'avait pas officié chez Nirvana, si il était resté un amateur de marijuana jouant de la batterie dans un petit groupe underground, est-ce que Foo Fighters aurait rencontré le même succès ? La question mérite d'être posée quand on écoute ce premier effort.

Dave Grohl est donc aux manettes, que ce soit la composition ou l'enregistrement. Peut-être souhaitait-il vraiment composé quelque chose, après des années fastes à ce poste sous la direction du blondinet graisseux. Et ce besoin urgent de proposer quelque chose qui provienne véritablement de lui se fait ressentir tout au long de ces douze titres. "Foo Fighters" est un opus très spontané, qui ne se pose pas vraiment de questions quant à son héritage ou son exploitation (un aspect qui changera dès le deuxième skeud, bien plus poli). Dave Grohl signe des titres simples et souvent directs, qui, malheureusement, laissent le spectateur entre deux chaises. Soit on apprécie ce côté léger, impulsif, soit on reste de marbre, sans réellement vivre la musique.
Après plusieurs écoutes, je reste toujours coincé entre deux mondes. Quelques titres passent agréablement bien distillant une force et un entrain communicatif : "I'll Stick Around" (au refrain bien énervé), "Weenie Beenie" ou encore "Wattershed". Des compositions qui se rapprochent le plus d'un certain mouvement Grunge. Les riffs sont acérés, le rythme assez sombre et Grohl hurle comme un beau diable. Et ce sont les rares fois où il hausse les cordes vocales.

Effectivement, le reste de l'album alterne entre chansons rock lambda peu excitante ("This Is A Call", entrée en la matière assez bonne) ou passages plus calmes et (forcément avec ce groupe) très ennuyeux (le reste, pour faire court). La flamme ne se ravive quasiment jamais et entraîne le spectateur dans un abysse d'ennui.
Pour ce premier effort, le constat est donc très mitigé. On frôle de près le désintérêt total. Heureusement, la suite sera plus favorable aux bonnes critiques.
Nikki
4
Écrit par

Créée

le 25 août 2014

Critique lue 658 fois

Critique lue 658 fois

10
4

D'autres avis sur Foo Fighters

Foo Fighters

Foo Fighters

4

Nikki

le 25 août 2014

Suivre

Have a hangover.

Et si Dave Grohl n'avait pas officié chez Nirvana, si il était resté un amateur de marijuana jouant de la batterie dans un petit groupe underground, est-ce que Foo Fighters aurait rencontré le même...

Foo Fighters

Foo Fighters

7

Monsieur_Scalp

le 2 mars 2021

Suivre

L'après Nirvana

D'apprendre le suicide de Kurt Cobain avait foutu un sale coup dans la tête. En début d'avril 1994 donc, Nirvana n'est plus. Plus tard, de son côté, Chris Novoselic forma l'éphémère groupe Sweet 75...

Foo Fighters

Foo Fighters

7

DavidRumeaux

le 11 mars 2024

Suivre

Foo Fighters !

Alors que Nirvana vient de s'arrêter brutalement avec la mort de Kurt Cobain, Dave Grohl se lance à corps perdu dans la création d'un nouveau group, pour ne pas se laisser déborder par la dépression...

Du même critique

My Own Private Idaho

My Own Private Idaho

7

Nikki

le 27 févr. 2014

Suivre

Use Your Illusion.

La première scène s'ouvre sur un jeune homme à l'air égaré mais sûr de lui, planté au beau milieu de nulle part. Il porte un petit bonnet, couvrant sa coupe blonde rebelle et des habits usés, signe...

Blue Ruin

Blue Ruin

5

Nikki

le 1 juil. 2014

Suivre

Les sanglantes aventures du petit gros à tête d'abruti.

"Une merveille !". C'est ce qu'on peut lire en haut de l'affiche. Je reste dubitatif, très dubitatif. Blue Ruin est d'une simplicité effrayante : un homme cherche à se venger, point barre. Les...

Simetierre

Simetierre

9

Nikki

le 4 janv. 2014

Suivre

The love, then the death.

La lecture de "Simetierre" est éprouvante. Artisan des mots, manipulateur des émotions, Stephen King nous livre ici une oeuvre tellement puissante qu'elle en devient gênante. "Simetierre" aborde le...