Forever
7.1
Forever

Album de Code Orange (2017)

Des Ongles (Nails) et du Sucre ('Shuggah)

Ambitieux tout en restant simple [plus simpliste qu'avant ?] et rentre-dedans. SF [coucou Voivod], aventureux avec son chant clair sous effets [coucou At the Drive-In sur "Bleeding in the Blur"], dystopico-psychédélique ou psychédélico-dystopique quand il s'agit de ralentir [coucou Kylesa], sombre et limite Dark Ambient, tout en raclant toujours les fonds (de tiroir) comme sait le faire un feu Nails au plus haut de sa forme, le dernier Code Orange mélange l'envie de se la jouer Meshuggah dans les ambiances [la fin de "The Mud" notamment], tout en misant sur la concision et l'efficacité, dans un format quasi-radiophonique [on est chez Roadrunner après tout].


Une espèce d'album bâtard où les morceaux potentiellement tubesques [l'Indus pop "Hurt Goes On", assez NIN dans l'esprit], qu'on aimerait retenir, nous échappent, par de multiples fin abruptes, comme pour conserver l'urgence de la tradition Grind. En somme, un album à part, qui dénote un peu dans la disco, mais n'a pas pour autant à rougir.


Et puis même si à la première écoute ça paraît fadasse, frugal et bas du front ["Spy" en est sûrement l'exemple parfait], on se surprend à retrouver avec plaisir des passages sombrets et expérimentaux [ce break improbable dans "The Mud", cet écho à la froideur de Catch 33 du 'Shuggah dans "dream2"] qu'on avait un peu trop vite oublié.


Un 6,5 arrondi à 7, en attendant que ça branle moins.

Adrast
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes « 2017, j'ai la recette... » et Outsiders 2017

Créée

le 3 mai 2017

Critique lue 297 fois

Adrast

Écrit par

Critique lue 297 fois

2

D'autres avis sur Forever

Forever

Forever

8

Francois-Corda

le 4 janv. 2019

Suivre
Dernière modification

le 11 juin 2024

Critique de Forever par François Lam

Code Orange n’impose pas seulement, avec Forever, un déluge de décibels et de riffs, passage obligé du hardcore traditionnel. Le quatuor de Pittsburgh dégage aussi et surtout une ambiance souterraine...

Du même critique

Samurai Champloo

Samurai Champloo

5

Adrast

le 23 févr. 2011

Suivre

Douche froide.

D'emblée, Samurai Champloo se laisse regarder en se disant qu'on voit un énième manga détroussé de son scénario, foutu aux oubliettes avec son cousin l'originalité. L'absence d'intrigue est ce qui...

Indiana Jones et le Temple maudit

Indiana Jones et le Temple maudit

5

Adrast

le 11 nov. 2015

Suivre

(In)dyspensable

Je suis vraiment mitigé. Tout d'abord, c'est très long à démarrer, avec des scènes qui s’enchainent un peu sans queue ni tête sans aucune réelle incidence mais du pataquès en veux-tu en voilà : et...

Bref.

Bref.

5

Adrast

le 10 sept. 2011

Suivre

Euh... ouais. On peut m'expliquer ?

Raconter la vie d'un type normal à tendance naze, c'est bien. Et quand en plus elle est racontée par ce même type, ça force la sympathie. Mais quand ça se regarde à la chaîne avec pour réaction...