J’ai découvert IQ avec leur dernier album « Dominion » et j’aime beaucoup même si c’est un groupe dont on ne parle pratiquement pas en France (« Quoi ?!!! Du rock progressif ??? C’est quoi ce bidule, vous plaisantez ?! »). Un groupe qui a maintenant une jolie longévité puisqu’il a été fondé au début des années 80 et que cet album de 2009 est leur 10e. Un groupe discret mais avec des fans fidèles dans toute l’Europe. Il faut dire que ses nombreux changements de musiciens n’ont pas aidé à le rendre plus célèbre et pourtant, IQ a un son immédiatement reconnaissable, digne héritier du Genesis de Peter Gabriel et de Yes (j’y ai beaucoup pensé en écoutant cet album et ce concert). Le groupe était alors à nouveau remanié puisqu’il ne reste que Mike Holmes aux guitares et Peter Nicholls au chant, du groupe d'origine, épaulés par John Jowitt à la basse, Andy Edwards à la batterie et Mark Westworth aux claviers (suppléant du célèbre Martin Orford depuis 2007). L’album est sans surprise mais très solide, que ce soit les compositions, la production efficace et la voix de Nicholls impeccable ; le groupe nous offre 7 titres pour 62 mn de musique, c’est dire s’ils prennent le temps de poser des ambiances mais attention, sans jamais lasser et se lancer dans des solos interminables qui conduisent l’auditeur/trice aux portes du sommeil, ce qui peut certes aussi avoir son utilité 🥱 .
Le groupe nous propose comme toujours un voyage aux mélodies superbes et à l’ambiance mélancolique. "Frequency" ou "The Province" sont marqués par des guitares sublimes ; « Riker Skies » rappelle le Genesis de la grande époque. Quant à "One Fatal Mistake", c’est « la » ballade de l’album, magnifique et il se conclut par « Closer » de très belle manière. Il est complété par un DVD live enregistré le 1er décembre 2007 aux Pays-Bas, petite salle mais bien chaude (1h49 + 2 rappels dans les bonus). Le spectacle est de qualité et on voit bien que les nouveaux membres ont su immédiatement trouver leur place. Les grincheux et grincheuses diront que le groupe fait un peu toujours la même chose mais on peut répondre qu’il le fait très bien, le même reproche qu’on faisait à Motörhead dans le metal d’ailleurs ! Malgré les changements fréquents dans IQ, l’identité du groupe reste forte et sa musique fascinante. Tant pis si IQ n’a jamais connu un succès équivalent à celui des grosses vedettes Yes, Genesis ou Marillion, il reste une valeur sûre du rock prog’ en 2025 même si aujourd’hui, seul Peter Nicholls reste du groupe original.