[...] Bref, dans ces deux cas de figure, l'exercice de style paye bien. On n'ira pas non plus le hisser au même niveau que les plus belles frasques de Welcome To My Nightmare ou Goes To Hell bien entendu mais au vu du précédent méfait, il faut lui accorder que l'on remonte de loin. Par-delà de ça, on appréciera également l'interprétation globale de Furnier, en meilleure forme et enclin aux confidences. Dans l'enveloppe sonore, il sera surtout une question de goût mais on admettra que cette tendance AOR aurait pu se révéler autrement plus casse-gueule, d'autant plus dans une période où les considérations du public se tournaient davantage vers le punk et avaient tendance à considérer les groupes de hard/AOR ou prog' comme de vieux croulants has-been et n'intéressaient que les plus irréductibles un brin conservateurs et séniles. Malgré tout, si la manœuvre dans le fond était quelque peu de renouveler le côté le plus hollywoodien d'Alice Cooper (que Goes To Hell avait poussé au plus haut), on sent malgré tout que la démarche commence quelque peu à s'essouffler et tourner en rond. C'est d'ailleurs ce qui caractérise cette période de la carrière d'Alice Cooper : trouver à la fois un nouveau souffle musical et un nouveau départ dans la vie. From The Inside est un peu ce point de départ : on se livre, on fait le point, et l'on met tout à plat, histoire que le public fasse amende honorable de son loupé précédent et que l'on reparte tous sur de meilleures bases.
La critique entière figure sur Core And Co, n'hésitez pas à aller y faire un tour !