Il est des albums qui ne frappent pas à la porte, mais qui glissent dans une pièce à pas feutrés, porteurs d’une lumière tamisée et d’un silence chargé de souvenirs. Ghostory, troisième opus de School of Seven Bells, appartient à cette catégorie d’œuvres discrètes mais habitées. Sorti en 2012, il est à la fois une mue artistique et une catharsis personnelle : né dans l’ombre du départ de Claudia Deheza et teinté du deuil de Benjamin Curtis, l’album résonne comme un journal intime murmuré à travers un voile électronique.
En lui attribuant la note de 7/10, je reconnais une œuvre cohérente, enveloppante, mais parfois trop linéaire dans sa construction émotionnelle. C’est un disque qui ensorcelle sans toujours émouvoir, qui caresse sans blesser. Ghostory est un rêve suspendu dans la brume, magnifique mais un peu trop éthéré pour totalement marquer l’âme.