Cet album de 2014 était le 5e du groupe suédois et leur son avait déjà beaucoup évolué depuis leurs débuts en 2000. Oui, d’est du metal presque death sur des morceaux comme « Hail The Apocalypse » ou « Bloody Angel » avec une rythmique d’enfer, guitares tranchantes mais Avatar sait aussi mélanger à tout ça du rock progressif, du quasi funk (« What I don’t know » par exemple) et même de la pop avec des mélodies solides. Bon, là, c’est vrai, une partie des métalleux/ses purs et durs aura déjà quitté le navire et les critiques même dans les médias spécialisés sur le groupe sont toujours nombreuses, ce qui ne les empêche absolument pas d’avoir de plus en plus de succès et de conquérir un public qui s’élargit (1ère partie d’Iron Maiden en 2025). La voix de Johannes Eckerström, leader charismatique de la formation, se balade entre growl bien caverneux, des hurlements et voix claires plus reposantes sur l’hypnotique « Tower » par exemple. Le groupe se paie même le luxe de reprendre Nirvana avec « Something in the way ». Sur « Puppet Show », on est carrément dans une sorte de fête foraine inquiétante, une sorte de cauchemar où rien ne manque, les claviers, les instruments à vent, les chapiteaux…Au final, Avatar amorçait ici un virage un peu plus pop tout en restant viscéralement hard avec des influences très nombreuses qui viennent aux oreilles immédiatement (un peu trop diront les grincheux…). Très solide à défaut d’être bouleversant.