J'arrive à la fin de mon périple sigh, je dois dire que les albums à partir de hangman's hymn n'ont pas forcement été les plus faciles (j'aime quand meme beaucoup in somniphobia). J'en arrive à un constat un peu paradoxal : aimant beaucoup les albums de sigh de hail horror hail à gallows gallery, je pouvais penser aimer la grande hétérogénéité de la musique de sigh, mais sur les derniers, cet ensemble d'influences de metal heavy, black, power et symphonique, de musiques electroniques et de musiques traditionnelles de différentes régions mais souvent celtique, moyen-oriental et japonais a fini d'une certaine maniere par boucler dans une sorte de monotonie malgré l'inconstance ; au final je me demande donc si ce que j'aimais dans les precedents n'etait pas justement une forme d'homogénéité esthétique subtile, qui pourrait se jouer dans le coté un peu cheap des prods et des sons d'instruments virtuels. Je crois quand meme que certaines audaces formelles de certains morceaux de ces premiers albums ne trouvent que peu de résonnances par la suite.
Cet album est donc pour moi un enieme sigh enthousiasmant par ses enchevetrements sonores improbables, qui rattrapent l'attention que la linéarité de certaines compositions peut parfois perdre.
Je note aussi des nouvelles audaces de sound design sur la partie "Heresy" de l'album, qui en quelque sorte donnent sa couleur à l'album. Les compos plus lentes sont interessantes, surtout qu'elles n'ont pas besoin d'etre "lourdes" pour avoir leur efficacité.
Mais voila, ce n'est clairement pas la période de sigh qui m'aura le plus captivé.