Enfin ! Le voilà cet album annoncé comme le digne successeur du premier disque de SONIC SYNDICATE. Suite à l’EP Nightmareland, qui nous avait tout de même bien laissés sur notre faim, les trois "R" se sont activés pour sortir un premier effort complet, Hell Frost, avant la fin de l’année. Immédiatement, l’on note les clins d’œil évidents à Eden Fire, sur l’artwork, et également dans les dénominations des titres, étant des antonymes d’anciens morceaux. Parmi les compositions, l’on y retrouve celles de l’EP sorti début avril, ainsi que les deux singles mis à disposition ces derniers mois. Il ne reste donc seulement qu’une moitié des titres réellement inédite. Qui plus est, trois d’entre eux ont dû être écrits dans la précipitation puisque THE UNGUIDED, n’ayant pas suffisamment de morceaux en vue de leur premier concert, sollicita l’accord de SONIC SYNDICATE pour pouvoir jouer de vieux titre. Seul Robin Sjunnesson refusa de signer le contrat, ce qui força le trio de déserteurs à s’atteler rapidement à la composition.
L’excitation première de la connexion avec l’opus de 2005 n’est finalement plus si affriolée, et poursuit sa chute à mesure que les minutes défilent sur le lecteur. En cinq ans, les Suédois ont assurément gagné en maturité et expérience, en conteste le champ de sonorités plus élargi de cet album. Cela n’est malheureusement pas suffisant pour pallier à des tics de composition qui rendent la majorité des plages banales, dans l’arrangement de leurs mélodies et la desserte des refrains en panne de puissance. Etant donné que deux morceaux ont été récupérés de chutes studio de l’EP Burn This City, ce prosaïsme étonne finalement peu.
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Mais dans l’ensemble, le chant de Richard devient ennuyeux de par le peu d’émotions transmises ; heureusement que Roland se débrouille mieux et offre de belles harmonies. Ses parties hurlées sont efficaces et, malgré des sections encore mièvres avec l’accompagnement synthétique, son timbre clair demeure accrocheur.
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Dans la forme, les racines d’Eden Fire transparaissent, sans jamais devenir évidentes, cependant, puisque les claviers sensés y faire honneur sont bien trop Electro et sucrés. Le gros défaut de cet album. Une tendance peu surprenante quand le guest n’est autre que le claviériste des mielleux Popcoreux de DEAD BY APRIL. Comme sur We Rule The Night, et même si orienté dans une optique sonore différente, Roger Sjunnesson appose des plans synthétiques en excès, qui ont tendance à surpasser les guitares.
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Tout comme l’EP qui l’a précédé, Hell Frost est un disque correct, mais loin du génie. En dépit de quelques refrains entraînants, et d’une rythmique solide, la présence trop importante de claviers, ainsi que la redondance des mélodies, ne donnent pas la formule la plus adéquate. Qui plus est, les titres sur le podium étaient déjà sortis bien avant l’album ; c’est dire l’intérêt qu’il reste à cette galette. Toutefois, elle rassasiera, et s’avèrera un bon compromis de nouveauté, pour les fans frustrés des derniers méfaits de SONIC SYNDICATE. Mais peut-on espérer voir une progression chez THE UNGUIDED maintenant que le groupe a posé ses bases ? J’en doute, vu l’ego surdimensionné du frontman qui tend à lui faire penser qu’ils sont déjà en tête de lice.
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