Quelle déception : Mika, vocaliste exceptionnel, s’adonne à une expérience pseudo-électro où seul le manque d’originalité domine. Tout porte à croire que Hyperlove est une production d’un nouvel artiste sorti de Disney Channel, chantant l’amour comme un adolescent peut en rêver.
Toutefois assez entraînant, on peut en retenir une production parfois léchée, pensant au rythme des interludes ou au métissage disco-électro envoûtant pour « All The Same ». Pour la majorité des propositions cependant, cette exploration musicale reste malheureusement en surface et finit par rapidement lasser.
Pourtant, Mika souhaitait créer un univers radiophonique hypnotique, mené par des interventions en interlude aussi malaisantes qu’envoûtantes. Mais puisque les chansons ne rappellent jamais vraiment le concept, tout tombe rapidement à l’eau et plus rien ne finit par marquer.
Quel dommage : tant de bonnes idées sont noyées dans un ensemble insipide et déjà entendu cent fois dès la première écoute. Je préfère alors retenir ces tonalités de disco moderne plutôt que les défauts évidents de Hyperlove, dont le plus malheureux restera l’orchestration, initialement ingénieuse puis devenue bancale, d’une chaîne de radio ne transparaissant jamais vraiment.