Steve Hogarth était depuis 1988 le chanteur de Marillion quand il a sorti son 1er album solo, plus personnel forcément qu’avec le groupe. Il s’est entouré d’une bande de grands musiciens soigneusement sélectionnés : Dave Gregory (guitariste de XTC), Chucho Merchan (Eurythmics, Pretenders…) à la basse, le claviériste Richard Barbieri (Japan, Porcupine Tree), Clam Burke batteur de Blondie et Luis Jardim (Trevor Horn…) aux percussions. C’est un bon album, varié, avec dans les textes des touches de nostalgie (« Nothing to declare » le ramène en enfance, lorsqu’il vivait près de l’aéroport d’Heathrow et qu’il regardait les avions s’envoler vers des destinations exotiques) ou même des touches d’humour, comme souvent avec lui : « Your dinosaure thing » parle des groupes de rock, comme Marillion, qui apparaissent comme des reliques du passé. « Better Dreams » évoque, elle, sa découverte de Los Angeles. Une œuvre vraiment authentique et indépendante qui refuse de tomber dans la facilité du « sous Marillion ». En 2026, Marillion est toujours là et bien là et H en est toujours le chanteur, depuis bientôt 40 ans. Le groupe se produit en juillet deux soirs dans l’amphithéâtre de Pompéi ! Si vous avez l’occasion de voir Hogarth en concert solo, ne le loupez pas, il est très drôle et sympathique. Cet album va ressortir en 2026 en coffret deluxe avec 2 CD live et un Blu-Ray.