Ils ont conçu leur collection la plus concentrée, directe et délestée à ce jour. Il n’y a pas grand-chose ici que My Morning Jacket n’aurait pas pu faire seul, mais la présence d’un observateur neutre semble les avoir aidés à hausser leur niveau en tant que groupe de studio, et c’est l’un des albums les plus purement satisfaisants qu’ils aient livrés depuis qu’ils ont changé la donne avec Z.
Ce disque n’a pas la même ampleur éclectique que Z ou The Waterfall, mais c’est un album solide, avec dix chansons captivantes et aucun faux pas. Du groove rock dansant de “Everyday Magic” au morceau coup-de-poing et propulsif “Lemme Know”, tout fonctionne.
Le résultat s’écarte avec succès, des pépites taillées pour la radio “Everyday Magic” et “Time Waited” (construit autour d’un échantillon de piano en cascade tiré du LP de 1969 du pedal steel Buddy Emmons, Emmons Guitar Inc) jusqu’au riff free-style de “Squid Ink” et au final bluesy “River Road”.
Les fidèles qui suivent Jacket de longue date pourraient regretter les dérapages de leur album précédent, mais l’étendue et la puissance du groupe n’ont pas tant été compromises qu’intégrées et canalisées. L’élan continu de My Morning Jacket paraît mérité et assuré.