Pour moi, JVLIVS I, c’est un chef-d’œuvre du rap français, et même du rap tout court.
C’est un album avec un charisme fou : les prods, la prestation de SCH… tout est immense. Quand je pense à ce projet, je me dis purée, là il y a du travail. On sent la volonté de créer une œuvre qui traverse le temps, une œuvre pensée pour devenir légendaire.
Évidemment, il y a le côté cinématographique : on se croirait vraiment dans un film. Mais même en laissant ça de côté, juste en termes de production et de propos, on est sur quelque chose d’énorme.
L’album respire l’épique. C’est vraiment le mot qui me vient.
Entre des morceaux époustouflants comme "J'ten prie", l’ambiance unique qu’apportent "Skydweller" ou "Ivresse Hennessy", et des passages plus émouvants comme Otto, SCH montre toute l’étendue de sa palette. Il excelle aussi bien dans l’égotrip agressif (VNTM) que dans le chant ou dans le storytelling.
Pour moi, c’est la quintessence de SCH.
Et puis il y a Bénéfice.
Je pense que c’est peut-être le plus beau son de toute sa carrière, de toute sa discographie. Une conclusion magistrale, qui aurait même pu suffire à clôturer toute la saga.