Ce qui est le plus fou dans cet album c'est à quel point il est typique de la pensée d'extrême-droite.
Il est avant tout une extrême confusion : des mélanges esthétiques improbables, mais qui finalement se retrouvent surtout dans les imageries et les paroles. Où tout devient une sorte d'abstractisation de la vie au point de faire des ponts entre des choses qui n'ont aucun rapport (le point culminant étant la musique où des trains menant vers des camps de la mort sont bénis par des sortes de sorcières médiévales, voilà qui résume bien le délire dans lequel ils sont).
Mais aussi des obsessions qui vont jusqu'au lourdingue, et là ça se ressent aussi dans la musique. Tout est identique, carré, bien rangé. Si vous êtes surpris par les mélanges de claviers retro, de chant lyrique faux et de chant Black Metal, vous le serez moins quand vous verrez que tout l'EP suis cette même structure, on en a vite fait le tour.
Au final ils veulent se distinguer mais produisent la même chose que les groupes les plus mainstream (on dirait du Ghost en particulier). Mais est-ce vraiment étonnant quand on y réfléchit deux secondes ?
Bref, du coup c'est marrant au début quand on se dit "tiens, des nazis qui reprennent l'imagerie rock prog, quelle antithèse rigolote !" et puis vite on capte qu'il n'y a rien de psyché dans cet album et que c'est juste du Heavy comme on en a vu 10000 fois avec deux trois touches originales mais qui s'essoufle très vite (alors que c'est un EP !).