N'ayant écouté jusque là que les deux derniers albums en date de Benjamin Biolay, j'avais envie de m'attaquer à l'un de ses disques les plus appréciés histoire de me faire un avis.
Il y a un genre de symbiose dans ce disque à la fois dans l'écriture et la composition qui lui permettent de compenser son manque de voix. Il passe plutôt par la poésie et la qualité des arrangements pour que sa musique devienne un truc bien plus grand que lui, et ça marche complètement.
Il y a énormément de chansons dont une grande partie qui suit une recette similaire, mais ça rend tous ces petits moments où il s'extirpe des codes qu'il semble s'être lui-même imposé vraiment très agréables. Et comme le disque est long, il y a plein de petits moments comme ça. Ça a peut-être un peu vieilli dans la façon de mixer, dans l'usage excessif des mots "cul" et "pute" dans les textes, mais la construction de chaque morceau demeure admirable malgré les années et je comprends pourquoi Biolay s'est fait un nom dans le milieu au début des années 2000.