Souchon restait sur une série d’albums assez exceptionnels depuis Ultra Moderne Solitude (peut-être son chef d’œuvre), C’était déjà ça et Au ras des pâquerettes et en 2005, il nous sort La Vie Théodore, hommage au philosophe-voyageur Théodore Monod et c’est pour moi parfaitement dans la lignée des précédents. Voulzy, occupé à ses propres albums, y est moins présent (3 morceaux seulement), le fiston Pierre, lui, a de plus de plus d’importance dans l’écriture des morceaux. Des titres comme Et si en plus y’a personne, La vie Théodore, J’aimais mieux quand c’était toi ou Le Marin (entre autres) sont de fantastiques chansons. L’album commence par un morceau hors-norme : Putain ça penche où Alain balance les noms de marque les unes après les autres pour dénoncer la société de consommation, hautement matérialiste. Ca m’a fait penser à Boris Vian et sa Complainte du Progrès. Ce morceau m’avait estomaqué en concert. Encore une fois, La Souche nous séduit et nous emmène en voyage avec lui (La Bretagne, le désert, La Rochelle, les îles anglo-normandes, Granville, Molène sont cités dans les chansons), tout ça pour nous détacher de toutes les choses et objets qui nous enferment dans le quotidien (En collant l’oreille sur l’appareil, La vie Théodore). Franchement, les albums qui ont suivi m’ont moins convaincu…Ne ratez pas Souchon si vous avez l’occasion de le voir en concert, c’est un formidable moment.