"Hey, hey, maman a dit que la façon que tu bouges te fera bien transpirer, te fera groover..."

Je sais, Led Zeppelin est un monstre sacré auquel il ne faut pas toucher. Mais c'est surtout un groupe auquel, malgré mes multiples tentatives, je n'accroche que modérément. Je lui reconnais volontiers le statut de culte, mais son écoute est rapidement lassante pour mes oreilles. La faute je pense principalement à la manière qu'à Robert Plant de minauder, sa marque de fabrique. Bref, qu'avons-nous ici ? Le culte du culte, ou pas loin, la majorité des chansons étant devenues ultra connues et reconnues.
"Black Dog", et son chant semi-capella nous réveille d'entrée. C'est un véritable duel voix-guitares, orchestré par la basse claquante et la batterie groovy tout du long de ce titre qu'on ne présente plus. Quand je disais que le disque regorgeait de classique, je n'avais pas menti. Nous revoilà tout droit dans les années 70, et si on ferme les yeux, nous pouvons voir les pantalons pattes d'éph, les volutes de fumée de cigarettes et les chevelures tant masculines que féminines. Le disque démarre donc bien, et à ce stade, j'accroche plutôt facilement.
"Rock And Roll", le bien nommé suit la marche. On peut pas dire qu'ils ont réfléchi longtemps pour trouver ce titre tant c'est l'évidence dès les 5 premières secondes. On a donc un rock bien rapide et efficace dans les oreilles. On tape du pied, on fait de la air-batterie, on apprécie encore le chant, malgré des envolées lyriques (que beaucoup doivent adorer, là n'est pas le problème !). Le morceau déroule rapidement, et à ce stade, on comprend que ce disque traverse les décennies si facilement.
"The Battle Of Evermore" est envoûtant, semi acoustique et hypnotique. Voire soporifique ? Non, quand même pas. Le titre a son atmosphère propre et bien particulière, encore une fois, je comprends que des fans adhèrent. Mais ce n'est pas le genre de chanson que j'écoute volontiers quotidiennement.
La raison de posséder l'album, la chanson qui fait que je pardonne beaucoup à Led Zeppelin (il y a peu de groupes auxquels je donne tant de chance) arrive en plage 4. Je pense que tout le monde connaît "Stairway To Heaven". Cette chanson dépasse la sphère du rock, c'est un classique du XXème siècle. Et il y a des chances pour qu'on l'écoute encore dans 2 ou 3 siècles. La mélodie te berce, la voix t'apaise, les paroles, quoique nébuleuses, t'emportent là où elles le souhaitent. Différentes emotions s'emparent de toi à l'écoute : mélancolie, nostalgie, joie, excitation, au fur et à mesure que les secondes s'égrènent, jusqu'à cette éjaculation sonore au moment du long mais tellement bon solo. 8 minutes de plaisir auditif que tout le monde devrait écouter une fois. Un monument incontournable et intemporel.
Succéder à cette merveille est difficile, et "Misty Mountains Hop" n'y parvient pas. Le chant redevient pénible et le tout est extrêmement typé fin 60's - début 70's. A écouter pour se forger sa propre idée, mais ça ne sera pas un must have pour moi.
"Four Sticks" aura lui aussi une rythmique hypnotique. Mais également les mêmes défauts que le titre précédent.
"Going To California" est apaisant, Plant ne pousse pas sa voix, et invite au voyage. Ce titre détend et l'on s'imagine allongé sur l'herbe à savourer l'instant présent. Une jolie réussite.¨
On fini par "When The Levee Breaks". Un long instrumental qui sent bon le sable chaud et les chevauchées dans l'Ouest sauvage (sûrement dû à l'harmonica), puis le chant arrive passé les 4 minutes. Là encore, le titre fait largement son taf et les minutes passent sans que l'on s'en aperçoive.
En résumé, un bon album de rock, précurseur de pas mal de chose. Mais, j'ai beau l'écouter encore et encore, je n'arrive pas à trouver l'étincelle qui fera que je vénèrerai ce groupe comme pas mal d'autres. Tout en comprenant son succès. Un must-have malgré tout, ne serait-ce que pour "Stairway to Heaven".

Shubby
7
Écrit par

Créée

le 7 nov. 2016

Critique lue 317 fois

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