Bon sang que je regrette de ne pas avoir été à ce concert parisien donné à Bercy. Je ne sais même plus pourquoi mais les regrets sont là car quand on écoute cette prestation de Nick Cave en 2 CD, il y a de quoi rester comme deux ronds de flanc, et notre Australien préféré nous a habitué à des shows dans le passé qui sortaient de l’ordinaire. Sachant qu’on perd de toute façon une partie de la puissance d’un concert en CD, ce qu’on écoute là est ahurissant. Plus que d’un simple concert, Cave parle d’une « expérience mystique collective » et c’est vrai qu’en plus d’un artiste en apothéose, un groupe complet en fusion mené par Warren Ellis en grande forme, c’est le public qui est l’élément supplémentaire, le chœur/cœur vibrant, reprenant les morceaux au grand bonheur de Nick ! La salle est conquise et embarquée avec lui et bon sang, Bercy est tout sauf une salle facile à jouer, j'ai le souvenir de concerts douloureux pour certains artistes (Lenny Kravitz par exemple qui s'était bel et bien fait voler la vedette par sa 1ère partie, un certain Robert Plant, oui, oui!). Les chansons de « Wild God » («Cinnamon Horses », « Joy » ainsi que le titre éponyme) passent formidablement l’épreuve de la scène mais dans les plus anciennes, des morceaux comme « From here to eternity » et « Tupelo » n’ont pas pris une ride. Je me suis dit : « Tiens, j’aurais bien écouté « The Mercy Seat » ou « The weeping song ». En plus, ces titres figuraient dans la setlist du concert mais n’ont pas été gardés pour les CD !!! Mais, vous savez quoi ? Eh bien, ça n’est même pas grave tellement ce qu’on a là est pensé, puissant et émouvant. Un immense « Thank you Paris » est lancé par Nick à la fin, on comprend pourquoi. Moi, je reste avec mes regrets d’avoir loupé ça ! Il aurait été complet, j'allais jusqu'à 10 étoiles.