9
le 7 mars 2016
SuivreDoug la loose !
Le quatrième album du Velvet, chez Cotillion (SD 9034). La bouche de métro on comprend bien, c'est l'entrée de l'underground, là où ça se passe... Loaded c'est aussi "planer", ces vapeurs roses...
Cet album de 1970 peut être considéré comme le dernier vrai album du groupe puisque Lou partira peu après sa sortie, peu satisfait de l’évolution du groupe, de plus en plus pop, avec un Doug Yule de plus en plus mis en avant par le manager Steve Sesnick (qui avait remplacé Andy Warhol à partir de 1968). Ce dernier a aussi été accusé par Lou d’avoir remanié l’album sans son consentement. Il n’en reste pas moins que ce Loaded est excellent, pour moi meilleur que le n°3 qui portait juste le nom du groupe. Yule chante bien mieux que Reed, c’est une évidence et ce dernier nous balance des classiques instantanés qui se nomment Rock and Roll et Sweet Jane ! On y retrouve le Lou Reed plus agressif et puissant. Dans Rock and Roll, il nous raconte l’histoire d’une petite fille de 5 ans, Ginny, dont la vie est transformée quand elle entend du rock pour la 1ère fois à la radio :
« she couldn't believe what she heard at all
she started shaking to that fine, fine music:
her life was saved by Rock and Roll ».
Lou a reconnu ensuite que c’était bien de lui dont il parlait dans cette chanson, mais il y a sans doute pas mal de monde sur la planète à « avoir été sauvé par le rock » non ?! Comme il le dit si bien : « Si je n'avais jamais entendu de rock and roll à la radio, je n'aurais pas su qu'il y avait de la vie sur cette planète ». Le 1er titre est aussi une réussite, Who loves the sun, très pop et léger. Un conseil : optez pour la version deluxe « Loaded/ Fully loaded edition » dotée d’une chouette pochette en hologramme, avec un 2e CD rempli de bonus à ras bord, des demos, prises alternatives dont Ocean, morceau superbe coécrit avec John Cale et une 1ère version de Satellite of Love ainsi que de Sad Song qui finira sur Berlin. Après le départ de Lou pour une carrière solo qu’on connaît, Moe Tucker et Sterling Morrison ne vont pas tarder à suivre, mettant fin à cette aventure extraordinaire qui a influencé tant de musiciens jusqu’à aujourd’hui, dans les mélodies comme les textes. C’est Doug Yule pourtant qui va continuer sous le nom de « Velvet Underground » pendant encore un petit moment mais franchement, là, le groupe n’a plus vraiment d’intérêt.
Créée
le 22 févr. 2025
Critique lue 37 fois
9
le 7 mars 2016
SuivreLe quatrième album du Velvet, chez Cotillion (SD 9034). La bouche de métro on comprend bien, c'est l'entrée de l'underground, là où ça se passe... Loaded c'est aussi "planer", ces vapeurs roses...
8
le 23 déc. 2011
SuivreUn album inégal mais contenant deux des plus grands chefs d'oeuvre du Velvet : Sweet Jane et Rock'n Roll, dans lesquels Lou Reed jubile littéralement. L'ultime album du groupe, le plus commercial...
10
le 22 févr. 2025
SuivreCet album de 1970 peut être considéré comme le dernier vrai album du groupe puisque Lou partira peu après sa sortie, peu satisfait de l’évolution du groupe, de plus en plus pop, avec un Doug Yule de...
5
le 19 déc. 2024
SuivreSoyons clair, je n'ai mis la moyenne que parce qu'il est bien agréable de retrouver les Bouley et Lepic dans un long format entourés de toute leur marmaille qui a bien grandi. La dernière fois,...
9
le 19 sept. 2025
SuivreGilmour n’a fait que quelques dates pour sa tournée 2024 et aucune en France. En Europe, il fallait se contenter de Londres ou Rome, dans le site antique prestigieux du Circus Maximus (Genesis et...
7
le 23 sept. 2025
SuivreRevoilà l’Irlandais Neil Hannon et son faux groupe de The Divine Comedy. Ses albums de ces dernières années ne m’ont pas entièrement convaincu mais cette cuvée 2025 est plutôt bonne. Forcément, les...