Tout au long de l'album, le jeu de batterie de Starr est d'une excellence constante, et bien qu'il ait effectivement parcouru une très longue route, il sonne ici comme un jeune homme de 85 ans. Un léger tremblement et un grain de voix rugueux ici et là sont les seuls signes que vous écoutez un octogénaire. Cette rugosité donne d'ailleurs du caractère à la voix de Starr, particulièrement aux côtés de Tuttle sur le poignant « She’s Gone » ou sur le sublime duo « You and I (Wave of Love) ».
La chanson titre clôt les débats en beauté, avec Sheryl Crow aux chœurs, quelques notes de mandoline et un interlude parlé semi-surréaliste dans lequel Starr semble plus zen que jamais. Cela se termine, comme il se doit, par un unique coup de caisse claire, asséné comme le plus catégorique des points finaux.