L’histoire :
« Machine Head » est le sixième album studio du groupe de hard rock britannique Deep Purple. Il sort le 25 mars 1972. Le groupe estime que ses travaux précédents en studio ne sonnent pas aussi bien que ses performances live et souhaite enregistrer dans un environnement de concert. Pour certaines sessions de « Fireball », le batteur Ian Paice avait par exemple enregistré ses parties dans les couloirs du studio, estimant que cela sonnait mieux ainsi, et il souhaite trouver un environnement d’enregistrement alternatif, loin d’un studio insonorisé typique. Ils décident donc d’enregistrer en dehors du Royaume-Uni et choisissent Montreux et son casino, dans lequel beaucoup des plus grands groupes de l’époque ont déjà joué. Ils se lient d’amitié avec Claude Nobs, le fondateur et directeur général du Montreux Jazz Festival, qui leur facilite l’accès à la scène du casino. Malheureusement, lors d’un concert de Frank Zappa, un fan met le feu à la salle à l’aide d’un pistolet de détresse. Le groupe sera redirigé ensuite vers le Grand Hôtel de Territet, sur les conseils de Claude Nobs. Le groupe finira l’enregistrement de l’album à cet endroit, profitant pleinement de son temps, celui-ci étant illimité.
Mon avis :
Le groupe se concentre ici davantage sur les riffs abrasifs et entêtants dès le début de l’album avec « Highway Star » et « Maybe I’m a Leo », puis démontre sa virtuosité dans l’incroyable « Pictures of Home », un titre plus instrumental qui laisse place à des solos, notamment un solo de basse. Au milieu de l’album figure « Smoke on the Water », sans doute le titre le plus important de leur carrière, dans lequel ils s’inspirent de l’incident du casino de Montreux. J’ai trouvé que l’album se concentrait davantage sur l’aspect instrumental que vocal, même si les performances vocales figurent parmi les meilleures d’Ian Gillan. La place de la basse y est également plus importante dans les premiers titres, et le blues est plus expressif, accompagné de multiples solos de divers instruments.
J’ai aimé le son « live » de l’album, le côté instrumental plus accentué, la brutalité des guitares, la présence de certains des meilleurs titres du groupe, les divers solos, l’alchimie des membres et l’histoire de l’album, qui est relativement originale.
J’ai moins aimé certains riffs peut-être trop répétitifs, mais qui contrastent bien avec les variations des solos.
Mes notes :
• Highway Star : 9,25
• Maybe I’m a Leo : 8,25
• Pictures of Home : 9
• Never Before : 8
• Smoke on the Water : 8,5
• Lazy : 9
• Space Truckin’ : 8,25
Total : 8,82 / 10
Conclusion :
« Machine Head » est sans doute le meilleur album du groupe britannique Deep Purple, avec des performances instrumentales parmi les meilleures, une liste de titres homogène, des performances vocales impressionnantes et une histoire particulière. L’aspect live rend le tout plus proche d’un son de concert et donne une identité sonore qui, combinée au style propre de Deep Purple, rend cet album particulièrement singulier dans le hard rock.
Je recommande cet album aux fans de hard rock et à ceux qui veulent découvrir l’album le plus accessible de Deep Purple.