Premier album rugueux et captivant, Major Arcana de Speedy Ortiz mêle énergie noise et mélodies fragiles dans un chaos maîtrisé. Influencé par le rock indé 90s, le groupe évite la nostalgie facile grâce à l’écriture acérée de Sadie Dupuis, entre sarcasme, colère douce et lucidité crue.
Le son est brut, presque sale, mais profondément vivant. Chaque accroc semble voulu, chaque dissonance raconte quelque chose. Tout n’est pas parfait, mais l’identité est là, forte, singulière. Un 8/10 mérité pour un disque imparfait mais terriblement attachant.