Tom Waits, vieux cow-boy sur lequel il pleut sans cesse. Tu sens le chien mouillé. Ta musique sent le chien mouillé.
Quand je l’écoute, j’ai l’impression de marcher dans la boue. Je vois les saloons délabrés et le whisky vidé. Mes vêtements sentent tabac froid. Et ta voix rauque me rappelle que la route est encore longue.
Je ne sais pas dire si c’est ton côté ringard ou résolument moderne qui me plait tant, mais quelle originalité.
Je ne sais pas dire si entre « Big in Japan » et « Lowside of the Road » il n’y a qu’un pas ou un monde, mais des chansons aussi réussies ne courent pas les rues. Les rues grises et sales que tes mélodies décrivent si bien.