Oh, quoi ? Déjà fatigues The Kills ? Je suis beaucoup moins emballé que par le précédent album. La charge émotionnelle terrible du début est clairement absente. Elle m’avait transporté lors du premier opus, là c’est presque l’ennui. On voit bien qu’il manque quelque chose. Cette fois-ci, un vrai batteur manque. Sur le premier album, on ne se rendait même pas compte qu’il n’y avait pas de batteur. Or sur The good Ones, j’entends une boîte à rythmes au son hyperréaliste, qui cherche à imiter, et qui n’égalera jamais un vrai batteur. Pire, j’ai la bizarre impression, qu’on a calé un vrai batteur sur certains morceaux, pour « boucher les trous ». Et ça donne ce kick de batterie excessivement raide et mécanique, et ce son de grosse caisse répétitif, le même sur chaque morceau.
Rythmiquement, cet album pêche clairement. La guitare de Jamie Hince a toujours ce son gras, terrien et fabuleux, qui colle parfaitement à l’esthétique garage, mais cette fois-ci, il est comme à l’étroit dans la formule. Il rajoute riff sur riff, en re-recording, puis des débuts de solos qui meurent en route faute de soutien (d’un bassiste par exemple).
Rythmique répétitive, coincés par leur concept, ils font du The kills, dominés par la machine. Déjà épuisés The Kills ? C’est vrai que la formule de base était originale. En plus les deux voix s’accordaient bien.
Peut-être qu’ils auraient dû oublier la machine cette fois-ci, et investir dans un vrai duo, guitare électrique et deux voix, qui sait ? Faire encore plus simple. Car refaire Keep On Your Mean Side en moins bon, ça déçoit évidemment. Quand j’entends At The Back Of The Shell, simple mais d’une efficacité monstre, j’ai quelques regrets. Et Rodeo Town c’est tellement le pur son pop-rock normal, qu’on se dit qu’ils auraient voulus la grosse artillerie pour cet album. Basse, batterie, clavier, tout le monde, et faire un album « normal ». Dans ce cas pourquoi ne l’ont-ils pas fait ? On se serait dit qu’ils ont changés de style, c’est tout, ça arrive à tout le monde de changer.
Avec Ticket Man, et j’ai encore plus de regrets. Superbe ! Trois notes au piano. La voix d’Alisson Mosshart, sublime, et Hince ou une machine qui tape du pied, c’est tout. Simplissime. Peut-être le meilleur morceau de l’album. Plein de groove désabusé et d’émotion rentrée. Ils ont ratés le coche. La simplicité, c’est ce qui leur va le mieux, mais ils essaient de se compliquer la vie.

Angie_Eklespri
4
Écrit par

Créée

le 16 mars 2015

Critique lue 235 fois

No Wow

No Wow

8

cioran53

le 11 févr. 2013

Suivre

Tueurs à rage

Des Kills, on a tout entendu lors de la sortie de leur premier album, Keep on your mean side, au titre prédestiné ("Subsistance du côté moyen" selon le moteur de traduction babelfish, ou "Restez du...

Easy Rider

Easy Rider

2

Angie_Eklespri

le 26 juil. 2014

Suivre

Nanar et culte

Film culte, générationnel, et comme ce n’est pas la mienne de génération, je garde mes distances et je regarde le truc avec respect. Et malgré ça, je n’arrive pas à trouver d’excuses, le film est...

Ella and Louis

Ella and Louis

10

Angie_Eklespri

le 23 déc. 2014

Suivre

Ella et Louis

Si vous voulez le disque suprême à écouter à deux, ne cherchez pas plus loin. A deux ou tout seul, ça marche aussi, ça fait voyager. Rien que des ballades, de qualité supérieure, vocalement on a des...

Vera Cruz

Vera Cruz

5

Angie_Eklespri

le 16 mars 2015

Suivre

Le sourire éclatant de Burt Lancaster

Globalement déçu. Un des nombreux westerns qui revus adultes, se révèlent être un divertissement sans prétention, avec des ficelles ultra classiques, et une réalisation sans grande originalité. Le...