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Chef d'oeuvre
Non cet album ne respire pas la joie de vivre, mais border tout est là : de la pop, de l'électro, du classique, de l'IDM, des textes tarabiscotés, des sons bizarres (ciseaux, crayons...), et bien sûr...
le 25 août 2015
"Obsidian" de Baths, c’est avant tout une plongée dans un monde intérieur à vif – un journal intime sonore, entre douleur assumée et quête de lumière. Will Wiesenfeld s’y dévoile sans filtre, exposant ses failles, ses désirs, ses peurs, avec une sincérité qui frappe.
Dès les premiers morceaux, on est happé par une tension émotionnelle constante. Les textures électroniques ne sont pas là pour séduire, mais pour traduire l’inconfort, la maladie, l’amour compliqué. Sur No Eyes, le désir devient violence contenue. Sur Ironworks, la fragilité affleure à chaque souffle. La voix tremble, les arrangements bousculent, mais tout est juste. Rien n’est gratuit.
Ce qui touche profondément dans Obsidian, c’est cette manière qu’a Baths de transformer la douleur en musique, de faire du laid quelque chose de beau, du trouble quelque chose de vrai. Ce n’est pas un album qui console, c’est un album qui comprend.
Ma note de 7.5 reflète cette ambivalence : un disque imparfait mais terriblement humain, exigeant mais bouleversant. On y revient moins pour le plaisir que pour la catharsis. Et parfois, c’est exactement ce qu’il faut.
Créée
le 16 avr. 2025
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