5 ans déjà depuis Zeitgeist ! De l'eau a coulé sous les ponts depuis, notamment avec le projet sans précédent de Billy Corgan, Teargarden by Kaleidyscope, consistant en un immense album musical de 44 chansons qui sortirait au fil des années. Oceania est à ce titre "an album within an album" selon les mots du leader des Citrouilles.
Au vu du début du projet (disponible gratuitement sur le net), on était en droit de se poser des questions sur la légitimité de Billy Corgan à continuer ainsi les Smashing Pumpkins. Souvent trop mou, ou peu intéressant, Teargarden n'a guère passionné. Autant dire que pour le coup, le bonhomme s'est bien retroussé les manches, car on est ici à un tout autre niveau !
À l'écoute de la galette, on a en effet l'impression d'entendre les Smashing Pumpkins répondant aux Smashing Pumpkins d'alors. Un genre de choc générationnel. Les compositions rappellent sans l'ombre d'un doute les titres de Siamese Dream et de Mellon Collie and the Infinite Sadness, avec une sorte de filtre "New pumpkins" appliqué dessus. Plus pop, moins ravageur, plus adulte, moins adolescent. C'est d'ailleurs dès fois assez prononcé, puisque Quasar débute l'album d'une manière quasi-similaire à la façon dont Cherub Rock ouvrait Siamese Dream. On serait même parfois tenté d'associer les pistes de l'album avec des morceaux d'antan.
À noter également que toutes les pistes sont l'oeuvre de la composition de Billy Corgan, qui se pose encore une fois en maître absolu. À noter que sa voix a largement perdu de sa superbe et se révèle un poil agaçante par moment. La production est quant à elle un peu molle quand même, mettant difficilement en valeur les titres les plus sulfureux.
Au final, cet album est-il le digne successeur de la prestigieuse discographie des Citrouilles ou un remix chamallow des titres de l'époque ? Difficile à dire, mais en tout cas mon coeur de fan hardcore a été touché, et j'en veux encore.