L’histoire :
« Olé Coltrane » est le cinquième album majeur dans la carrière du saxophoniste américain John Coltrane. Il sort en novembre 1961 et fait suite à « My Favorite Things » et « Africa / Brass », durant une période qui marque une phase de transition essentielle dans sa carrière, entre le hard bop et ses explorations modales et spirituelles plus radicales. Avec cet album, Coltrane propose un jazz modal inspiré du flamenco, du post-bop et du cool jazz.
Mon avis :
Coltrane explore des modes espagnols, notamment le mode phrygien, très présent dans le flamenco, ainsi que de longues pièces hypnotiques, basées sur un ostinato plutôt que sur une grille d’accords complexe. Cette fascination pour les musiques extra-occidentales s’inscrit dans une quête plus large : Coltrane cherche à dépasser les frontières du jazz américain traditionnel et démontre un réel intérêt pour le renouvellement de sa discographie.
J’ai aimé la montée en intensité de « Olé », l’utilisation des deux contrebasses sur ce même titre, la richesse des improvisations et des explorations sonores intenses, ainsi que la volonté de pousser les frontières en réinventant un morceau aux influences plus « exotiques ».
J’ai moins aimé les titres suivants, que je trouve plus génériques, avec davantage de hard bop, et du cool jazz pour « Aïsha », qui est d’ailleurs une ballade écrite par le pianiste McCoy Tyner, avec qui Coltrane avait déjà collaboré auparavant.
Mes notes :
• Olé : 9,75
• Dahomey Dance : 7,75
• Aïsha : 7,25
Total : 8,25 / 10
Conclusion :
Parmi les albums de John Coltrane, « Olé Coltrane » n’est pas le plus cité. Cela s’explique notamment par le fait qu’il ne comporte que trois titres, dont un seul définit réellement la direction artistique de l’album. On apprécie toutefois l’effort de recherche et de création autour de ce titre éponyme aux influences espagnoles, qui rafraîchit la discographie du saxophoniste américain.
Je recommande cet album aux fans de jazz qui s’intéressent à la carrière des grands artistes de ce style.