Ce double album nous permet de retrouver Polnareff dans la salle à taille humaine humaine de l'Olympia (ça change des Bercy et Defense Arena...), un concert enregistré le 14 juillet 2016. Il y retrouve ses "moussaillons" comme il appelle ses fans et il déroule une setlist dans laquelle il interprète la plupart de ses grands succès ("Le Bal des Laze", "La Poupée qui fait non", "La Mouche", "On ira tous au paradis", "Goodbye Marylou"...). Il le dit très vite avec humour, sa voix ne peut plus monter autant dans les aiguës que dans le passé, "tout est devenu plus grave" avoue-t-il. Il aime jouer avec le public, le chambrer un peu pour le faire chanter plus fort. On passe un bon moment mais 2h30 sur 2 CD avec l'intégralité du concert, c'est un peu long à écouter (le temps passe plus vite quand on est dans la salle...ou pas parfois 😉). Il aurait sans doute fallu faire quelques coupures, un morceau comme "Ophélie (flagrant des lits)" n'est pas digne de son talent, je l'ai toujours trouvé au mieux médiocre. Il glisse par contre un passage de "Purple Rain" en hommage à Prince dans "Je t'aime". J'ai une préférence pour le live 2007 mais Michel reste un des plus grands mélodistes de la chanson française et en 2025, il repart sur les routes pour une ultime tournée, à 80 ans, à quelques jours de la sortie d'un nouvel album studio. Pas franchement modeste (on connaît le bonhomme!), il avoue en interview: « Je me suis toujours trouvé un peu meilleur que les autres artistes de mon époque mais là, j’ai presque un sentiment de solitude » ajoute-t-il « humblement »😄 , confiant préférer « (s)e réfugier autour de (s)on nombril. Ça isole, ça permet de rester dans sa bulle. ». Mais ce type est tellement doué qu'on lui passe beaucoup.