Jonny Greenwood poursuit son exploration sonore avec cette bande originale, où l’on retrouve ses cordes tendues, ses atmosphères anxieuses et son travail d’orfèvre sur la tension dramatique. Fidèle à son style, il mélange dissonances, silences pesants et éclats orchestraux, construisant un climat qui sert parfaitement l’image et le récit. L’auditeur est souvent happé par ces nappes inquiétantes et ces montées haletantes qui portent la signature unique du compositeur.
Cependant, prise isolément, la bande-son peine à s’imposer comme une expérience pleinement satisfaisante. Trop dépendante des images qu’elle accompagne, elle perd parfois en intensité à l’écoute autonome et donne l’impression d’une œuvre fragmentée. On admire l’intention et la cohérence artistique, mais le plaisir auditif reste en retrait par rapport à ses bandes originales les plus marquantes.
Résumé : Une partition maîtrisée et tendue, très efficace dans le film, mais moins marquante en dehors, ce qui limite son impact en écoute pure.
🎻 Un Greenwood solide mais en demi-teinte, davantage atmosphérique que mémorable.