Overgrown de James Blake, c’est un album qui m’a vraiment marqué par sa subtilité et son atmosphère intimiste. Je lui mets 8 sur 10, parce qu’il propose quelque chose de profondément personnel, tout en restant très cohérent de bout en bout.
Ce qui m’a plu, c’est cette manière qu’a Blake de créer de l’émotion avec très peu. La production est minimaliste, mais jamais vide. Sa voix fragile, presque murmurée, devient un véritable instrument à part entière. Des morceaux comme Retrograde ou Overgrown sont à la fois doux et puissants, comme si la tristesse devenait quelque chose de presque beau.
Il y a aussi une vraie richesse dans les contrastes : entre les sons électroniques froids et les émotions très humaines qu’il transmet. Les collaborations avec Brian Eno ou RZA apportent un petit plus, sans jamais casser l’ambiance de l’album.
Après, si je ne lui mets pas une note plus haute, c’est parce qu’il manque parfois un peu de relief. L’album reste très homogène, peut-être trop, et j’aurais aimé sentir un moment plus fort, une vraie prise de risque.
Mais au final, Overgrown, c’est un disque qui vieillit bien, qui reste en tête, et qui accompagne sans envahir. Un album sensible, maîtrisé, et très personnel.