Avec Pale Green Ghosts, John Grant livre un album audacieux, déroutant et profondément sincère. Un virage électro surprenant après le folk de Queen of Denmark, mais qui ne trahit jamais l’émotion brute de sa plume.
L’univers est sombre, glacé, presque clinique parfois – mais c’est précisément ce contraste entre production synthétique et douleur très humaine qui rend l’album aussi captivant. Grant parle d’amour, de rejet, de maladie, sans filtre ni pathos, avec un mélange unique d’humour noir et de lucidité.
Des titres comme « GMF » ou « Glacier » marquent par leur puissance émotionnelle, entre ironie cinglante et apaisement fragile. Si certains morceaux sont moins marquants, l’ensemble reste d’une grande cohérence, porté par une voix à la fois majestueuse et vulnérable.
Un 8/10 mérité pour cet album qui bouscule sans jamais perdre de vue l’essentiel : une sincérité rare, mise en musique avec audace.