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Méthylène
Carmel, Carmel. Ça commence bien. Pop libérée. Boîte à rythme, et synthé cinglant. Simple et efficace, la pop comme on aime. Et la diva qui psalmodie, avec une rage d’amoureuse du rythme :...
le 1 févr. 2017
Carmel, Carmel. Ça commence bien. Pop libérée. Boîte à rythme, et synthé cinglant. Simple et efficace, la pop comme on aime. Et la diva qui psalmodie, avec une rage d’amoureuse du rythme : Carmel, Carmel. Orientaliste. C’est chaud, agréable, et mécanique comme une pendule. Méthylène. Belladone ? Méthadone ? Et voilà que la ballade se fait lascive, avec des volutes de fumée. Oriental. Et la boîte à rythme, qui casse des noisettes. Mécanique. Le contrechant c’est un son qui ressemble à du clavecin. Un clavecin-synthé. Melange de tim res. Le son de l’Oud me permet de varier la couleur, et rajoute une corde à l’édifice ; curieux mélangisme que voilà. Un panaché pop-variété. Gamme orientale, pour un chant très typé des années 80, avec son design sonore industriel, et des synthés artisanaux utilisés, et popularisés à tout va à l’époque.
Salon De Musique. La diva, en voix de tête qui survole le kick de grosse caisse préfabriqué, très théâtrale, dans son expression vocale, c’est une actrice. L’arrangeur a mis le paquet pour donner plus de corps, plus de bois. Mais…Et voilà que ce que je craignais, qui finit par arriver. La boîte à rythme finit par prendre toute la place, et tout le disque. Et notre prêtresse, se contente alors de faire du spoken-word. Et je me languis un pe. Et la répétition commence à devenir un peu stressante. Arrhhh…
Respiration. We Daret El Ayam. Cordes et guitares. Chant, question/réponses. Reprise d’un classique arabe, original mix par Sapho. Ça fait toujours rêver quand on ne comprend pas les paroles, n’est-ce pas ? Et les machines se soumettent un moment. Chant ou cantate, voilà la tradition évoquée, implorée, comme une expression, comme impression, une marque sur la peau. Orient sur mer. Voyage. Et on revient aux années New Wave qu’on n’avait jamais quitté de toutes façons. Nous voilà à Marrakech. Un Marrakech binaire, tapageur. Et la machine reprend ses droits. C’est pas que j’aime pas les machines, loin de là, mais c’est pas le sujet. Cette BAR m' énervé.
Piscine. Reprise. Encore. Eric Saie, version Sapho. Satie en vacances à Marrakech. Mettre Satie en paroles. Etrange et barré, comme Satie lui-même. Il aurait apprécié le synthé irrespectueux, cette voix qui se fait grave, solennelle. Cette percussion (électronique ?) Ces petits accidents derrière. Pas mal. Et pas terrible cette boîte à rythme. Native. Elle capte trop l’attention, et (elle logiquement vieillie). Amour Fantôme. Heureusement que ça bouge. Ça me rappelle la pop décomplexée des années post-punk. Et Sapho qu’on a du mal à classer, et qui n’a pas l’air de s’en étonner. Elle s’accommode à merveille du multi. Je suis plusieurs. Je suis là, et ici aussi. Et là, elle lorgne du côté de Bizet. L’amour est un beau fantôme…Pop féminin qui s’assume tel quel, avec sincérité et sécheresse rythmique, (BAR oblige). En balance, on a la folie douce, et la malice de la chanteuse. Récitatif chaud. On dirait presque du rap. Un chanté/parlé, entre plusieurs genres. Du rap game à la française, le rap des débuts. Entre plusieurs cultures, Sapho. Elle choisit de se livrer, et ne privilégie aucun genre. Liberté, j’écris ton nom. Et je chante. Comme une folle de mon corps. Une belle américaine. C’est de la salsa ? En français/espagnol ( ?) L’Américaine Qui Danse. Original et inachevé. Toutes ces BAR, qui aplatissent le son, et décalquent la rythmique, c’est vraiment too much. Chiant. Album fait maison. Avec les moyens du bord, ça se sent. Créativité, et panaché. On ne sait pas où la mettre, et ce n’est pas plus mal. Un peu daté, le son a pris un sacré coup dans les gencives. Heureusement, il y a quelques bijoux langoureux. Méthylène. Carmel, Carmel…
Méthylène.
Créée
le 1 févr. 2017
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Carmel, Carmel. Ça commence bien. Pop libérée. Boîte à rythme, et synthé cinglant. Simple et efficace, la pop comme on aime. Et la diva qui psalmodie, avec une rage d’amoureuse du rythme :...
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