Avec Perpetual Surrender (2013), DIANA propose un album enveloppant, presque cotonneux, où la pop synthétique se mêle à une mélancolie feutrée. Porté par la voix éthérée de Carmen Elle, le disque charme d’emblée par sa production soignée et son atmosphère rêveuse. On y retrouve des influences évidentes — de Beach House à Chromatics — sans que le groupe perde pour autant sa propre identité.
Mais cette cohérence très marquée finit par devenir une arme à double tranchant. À force de vouloir maintenir une ambiance douce et uniforme, DIANA semble hésiter à prendre des risques. Résultat : les morceaux, bien qu’élégants, peinent parfois à se démarquer les uns des autres. L’album crée un cocon agréable, mais qui manque par moments d’aspérités, de pics émotionnels, d’instants de rupture.
Cela dit, Perpetual Surrender n’en reste pas moins une écoute précieuse pour les amateurs de pop atmosphérique. C’est un disque qui apaise plus qu’il ne remue, qui séduit par sa pudeur, même si on aurait aimé y trouver un peu plus de vertige. Un bel écrin, un peu trop sage, mais sincèrement touchant.
Ma note : 7/10
À écouter si vous aimez : les ambiances oniriques, les voix douces, les synthés enveloppants.