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6.8
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Album de Grace Jones (1977)

C'est radio nostalgie qui se la joue D.I.S.C.O

  Disco. D.I.S.C.O.


   Si vous tombez par hasard sur cet album, dîtes-vous bien que si vous n’êtes pas mordu(e) du disco dans ce qu’il a de plus académique, vous n’allez pas survivre longtemps, et sombrer vite dans une léthargie salvatrice. La diva aux mensurations hors-normes, l’égérie, l’icône gay, la star au timbre spectral, inimitable, difficile à dépasser, sort son premier effort en 1977. Tout s’explique. 1977. Donc D.I.S.C.O. à donf. Overdose de rythmes langoureux, et c’est trop pour moi. Un faux rythme lancinant, dansant, mais sans grande valeur ajoutée, immuable. Send in The Clowns. Beaucoup de violons, de chœurs, de trompettes, tout ça pour donner un peu de poids à une mélodie traînante et mollassonne. On va dire que c’est de la Disco. Et pour ne rien arranger, ça traîne aussi en longueur. Plus de 7 minutes…On va dire que c’est pour danser.


   What Did I Do For Love. Mais c’est le même morceau?! Avec un titre différent. Hyper simple rythmiquement. C’est pour danser sans savoir danser. Avec des chœurs idem, des filles aux voix suaves, et un somptueux score d’orchestre derrière. Évidemment, des cordes à foison, des variations, et tout ça, et tout ça. Tout ça pour rien. Pour danser dessus. On oublie tout, à part le déhanchement robotique de rigueur, tout seul dans son coin, au milieu de la piste de danse. Tomorow. Disco, rempli de flon flons, comme inspiré du style, comédie musicale, un peu plus rythmé. Sans plus.


  La Vie En Rose. Vu que c’est un album de Grace Jones, il fallait un coup de génie. Un coup de fouet qui fait oublier le reste de l’album aussi sec. Original, chaud, acoustique. Le plus improbable cross over de l’histoire de la pop. Grace Jones meets Édith Piaf. Le hurlement d’amour déchirant de Piaf, devient du grognement glamour pur luxe. Génial. Rien à voir avec les autres morceaux. Plus simple, et plus inspiré surtout. Et la voix de miss Jones qui se déploie, tout naturellement, comme si elle rencontrait enfin un thème qui en valait la peine. Enfin un peu de vie. Sauf que…


   On retombe dans le flon flon de violon. DISCO. Sorry. Un titre comme pour s’excuser. Sorry. La mélodie est mince, mais mieux retournée, elle reste dans la tête. Le genre de morceau qui aurait bien servit Dalida, ou d’intermède classe dans un épisode de Drôles De Dames (le feuilleton), entre deux retournements de situations. Nous sommes en 1977, ne l’oublions pas. Plus entraînant. Tant qu’à faire du disco, autant tout oublier et se lâcher. Avec beaucoup de chœurs. C’est chargé. Encore. C’est super-ficiel. Ça a fait danser, se trainer. L’essentiel  est sauf. That’s The Trouble. Pas la peine, ce morceau. Sauf pour ceux qui sont nostalgiques de l’époque, et qui vont en redemander, juste par nostalgie. On est tous plus ou moins nostalgiques à un moment ou un autre. C’est la vie. Moi ce morceau ma filé plus le cafard qu’autre chose. Je dois être dans le nostalgique moi-aussi. I Need A Man. Idem. Remplissage.

Angie_Eklespri
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le 6 oct. 2016

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