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Les deux premiers albums du groupe de David Coverdale étaient bons mais c’est ce 3e, « Ready An’ Willing », en 1980, qui va les faire passer à la vitesse supérieure, le moment où ils vont sans doute trouver (pour peu de temps) leur meilleure configuration et où ils percent enfin aux États-Unis : en effet Ian Paice prend la place de Dave Dowle, jugé pas à la hauteur par Coverdale avec lequel il ne fallait pas plaisanter. Paice avait déjà rejoint Whitesnake lors de la tournée de l’album précédent. Ce qui fait qu’avec toujours Jon Lord aux claviers, Whitesnake contient à présent trois anciens Deep Purple ! Bon, la pochette est bien moins réussie que celle du précédent, « Lovehunter », où une belle dame totalement dévêtue chevauchait un grand serpent blanc menaçant. Là, elle est vraiment tristounette et sans doute vite torchée. Mais leur hard rock rempli de blues est de très haute tenue, plein de feeling et de mélodie. « Fool For Your Loving » qui ouvre l’album a été leur 1er tube. Le morceau-titre est une autre réussite évidente qui vous entre en tête pour ne plus vous lâcher. « Ain’t Gonna Cry No More » commence comme un morceau acoustique avant de devenir électrique avec la basse ronflante et funky de Neil Murray. Par contre, «Sweet Talker » ne sortira en single qu’aux États-Unis mais sans succès. Le hard blues de Whitesnake fait une nouvelle fois merveille et on pense aux grands anciens qu’étaient BB King, Howlin’ Wolk et John Lee Hooker. Whitesnake arrive à une forme de maturité artistique, une formule désormais parfaitement huilée, grâce au fait que Coverdale a ici trouvé la configuration la plus solide de son groupe avec les guitares acérées de Marsden et Moody, une rythmique tout terrain (ou presque), un maître des claviers capable de jouer dans tous les styles et un leader à la voix gorgée de soul. Le succès allait être en grandissant au cours des années 80 mais pour moi, c’est bien cette forme de Whitesnake que je préfère.
Créée
le 18 déc. 2025
Critique lue 26 fois
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