Alors Reflektor, c’est vraiment un tournant pour Arcade Fire. Ils quittent leur style habituel pour explorer quelque chose de plus dansant, plus électronique, avec une vibe presque disco-rock, portée par la patte de James Murphy de LCD Soundsystem. Et franchement, ça marche. Certaines pistes comme Afterlife ou Reflektor sont incroyables, à la fois ambitieuses et super entraînantes.
Ce que j’ai aimé, c’est la réflexion derrière l’album. Le thème du miroir, de l’image, de l’amour perdu, tout ça est très bien tissé dans la musique. On sent que le groupe a voulu dire quelque chose de fort, avec un vrai fond philosophique. Et ça se ressent, même dans la construction des morceaux, qui sont souvent longs, complexes, mais toujours sincères.
Par contre, tout n’est pas parfait. Il y a des longueurs, des morceaux qui m’ont moins accroché. Sur la durée, le double album peut perdre un peu en cohérence. Mais ça reste une œuvre très riche, très personnelle, qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.
Bref, Reflektor, c’est un 8/10 pour moi : ambitieux, parfois inégal, mais globalement marquant. Un disque qui ne se contente pas de plaire, mais qui cherche à faire réfléchir – et ça, c’est précieux.