Je suis un grand fan de Robert Palmer, j'aime sa voix, sa classe naturelle, son éclectisme aussi. Je n'avais pas cet album de 1999 dans ma collection. Je pensais vu le titre qu'il s'agissait d'un hommage au rhythm'n'blues des années 50 et 60 et je me régalais d'avance...Grosse erreur! Il s'agit en fait de R'N'B des années 90 dans ce qu'il a de pire: production totalement aseptisée, boîte à rythmes omniprésente, morceaux interchangeables. C'est bien simple, on reconnaît à peine la belle voix de Palmer, noyée sous des nappes de synthés, des choeurs envahissants, répétitifs et une production ultra lisse! Même dans les années 80, période reine des albums à synthés, Palmer a su éviter de tomber dans ce travers en s'entourant toujours d'excellents musiciens (Bernard Edwards par exemple) et de producteurs de talent. On a dans cet album l'impression d'écouter le même morceau du début à la fin! C'est fade, sans originalité (y compris la reprise de Marvin Gaye, un comble!) alors que c'est un artiste qui a toujours su passer d'un style à l'autre dans un même album (pop, soul, jazz voire rock: Addicted to love, un bonheur!) . Attention, les synthés utilisés avec intelligence peuvent bien sûr donner des chefs d'oeuvre: Johnny and Mary entre autres! Il y a de fabuleux albums dans la discographie de cet artiste qui me manque qu'était Robert Palmer pour ne pas perdre son temps avec celui-là. C'était son 1er album depuis 5 ans. Dommage.