En 1993, The Cure sort deux albums live : Show et Paris.
Aucun titre en commun, on a un double album (Show) et un album sur un seul disque (Paris) qui sortent la même année mais ne partagent aucun morceau ; deux approches du même groupe quasiment au même moment.
Le groupe aurait pu, éventuellement, sortir un triple album live, cela n'a pas été le cas.
Il faudrait en tout cas lire la présente critique en miroir de celle de l'autre Live de la même année (je la publie en parallèle).
Show est donc le live de 1993 qui fait le choix (judicieux) de la quantité (c'est un double album) et de se concentrer sur certains des derniers excellents albums du groupe : "Desintegration" et "Wish".
On a ainsi un début de Live totalement imparable : "Tape", "Open", "High", "Pictures of you", "Lullaby".
Cinq titres tous inspirés et interprétés avec brio ; les titres en question s'offrent encore le luxe de s'enchaîner à la perfection.
Il y a certes une petite baisse de régime avec : "Fascination street" et "A night like this" mais le dernier titre du premier disque à savoir : "Trust" rappelle à l'auditeur distrait qu'on est bien sur un live d'anthologie.
Sur ce dernier morceau, tout y est : les violons (très discrets sur l'enregistrement studio), le public, l'intensité, la conviction etc...
Le second CD est légèrement en retrait par rapport au premier, mais on apprécie quand même les singles très FM : "Friday I'm in love" et "In between days".
Surtout, la fin du Live a la bonne idée de proposer "Cut" en avant dernier titre ; on a ainsi un morceau décalé/torturé qui apporte une variété qui aurait pu manquer. Sur ce morceau, le son des guitares est judicieusement filtré par une wah-wah qui donne un cachet unique au morceau.
En synthèse : si je ne devais emmener qu'un disque de The Cure sur une île déserte ce serait celui-là.