Les chiens ne font pas des chats, venant de l'excellent groupe de DSBM Gris et son Il était une fôret... Miserere Luminis nous propose ici un black metal plus atmosphérique encore, plus proche du post rock, d'une intensité et d'une authenticité stratosphérique décuplée par des textes écorchés à vif, tragiques et poignants. Le tout est chanté avec un cri rageur, une certaine combativité face à des forces bien supérieures comme le temps:
Sur dans la voie de nos lumières:
"Je te parlerai des jours qui meurent
Dans l’essor de nos voix
De l’éclat tragique de nos mots fusionnés
Comme des fleuves irréversibles"
Les crescendos decrescendos s'enchaînent les uns après les autres, c'est super bien construit peu de morceaux mais long et perfectionné. les riffs sont d'une beauté assez rare pour être soulignés et ce violon qui vient au pic de l'intensité apporte cette touche de tragique en extra, sans pour autant forcer dans le pathos, non ils ont trouvé le juste équilibre pour hisser leur son à une intensité qui me laisse pantois.
Il n'est même pas nécessaire d'évoquer les transitions tant elles sont naturelles, et le tout ne pourrait quasiment former qu'un seul morceau de 50 minutes en réalité, les morceaux s'enchainent avec une facilité sidérante.