Cet album avait la lourde tâche de succéder à la pierre angulaire « Metropolis Pt2 » qui leur avait valu un vrai succès commercial et critique, peut-être pour la dernière fois. La solution de facilité aurait été d’offrir un « Metropolis Pt3 » et hop, emballé, c’est pesé ! Mais là, on parle de Dream Theater et « facilité » ne semble pas vraiment faire partie de leur vocabulaire. La bande à Portnoy et Petrucci nous avait donc proposé en 2003 ce double album contenant plus d’1h30 de musique. Le 2nd CD est un seul morceau, découpé en sept parties. Pas forcément évident à appréhender, moi j’ai écouté les deux disques séparément pour éviter la surdose, un peu plus facile à digérer. Je le trouve bon, pas de problème, ces types-là sont des tueurs, des musiciens virtuoses dont la symbiose est évidente. Mais par rapport au précédent, on est un cran en dessous, ne serait-ce que l’aspect double qui peut être rébarbatif. C’est toujours périlleux pour un groupe de se lancer dans un double album. En réalité, cet album ne contient que six morceaux dont deux approchent les 14 mn et un de 10 mn. Le groupe amène des touches prog’ dans « The Glass prison » et « The Great Debate », on peut penser à Pink Floyd comme à Peter Gabriel («Solitary Shell ») , alors que les ambiances plus metal sont évidentes dans « War inside my head » et « The test that stumped them all », deux sous-parties du 2e CD. Là, c’est Metallica qui m’est venu en tête. En fonction de ses goûts, on préférera le 1er ou le 2e CD. Moi, je penche plutôt pour le 1er.