Speak & Spell
6.4
Speak & Spell

Album de Depeche Mode (1981)

Speak And Spell est le premier disque de Depeche Mode. Il tire son nom du jeu électronico-éducatif "speak and spell", appelé "dictée magique" chez nous. Et je trouve que ce nom lui va bien puisqu'on a l'impression que la musique de ce disque a été faite avec le chipset du jouet (au mieux d'une console 8 bits voire 16). Disons le clairement : Speak And Spell est un album ringard, dépassé. La musique électronique, qu'on se le dise, vieillit très mal.

L'album commence par "new life" qui donne le ton new wave au disque. Un single sans grand intérêt mais qui apparemment reste culte pour pas mal de fans. Ensuite c'est "I sometimes wish I was dead" dont le titre ne colle pas vraiment avec le contenu. Une chanson concon, aux sonorités disco. "Puppets" annonce déjà ce que fera Depeche Mode des années plus tard (même si le morceau est écrit par Vince Clarke qui se tirera peu de temps après l'album). Après on a ce que j'appelle le triplé gaydisco : "boys say go!", "nodisco" et "what's your name?". Trois chansons honteuses de DM. Arrive ensuite un "photographic" bien mou et surestimé. Pour "tora, tora, tora" je reste dubitatif. Première chanson de l'album écrite par Martin L. Gore, elle parle de...bah...je sais pas trop. Soit de l'attaque de Pearl Harbour, soit c'est un hymne à la religion juive ("tora" pouvant s'entendre "torah"), ce qui collerait aux accents orientaux du chant de Dave Gahan et aux paroles qui font référence au ciel. Comment ça je pousse le bouchon loin? Surement un des titres les plus fun du disque. "Big Muff" ressemble à s'y méprendre à la musique d'un niveau de Sonic sur Megadrive! Avec "any second now" Martin Gore inaugure ses pénibles et obligatoires bluettes. L'album termine en beauté avec sa meilleure chanson : "just can't get enough". Single plus travaillé que les autres, entrainant, aux paroles claires.

Speak And Spell sent bon le kitch, la new wave et le disco. Dave Gahan chante timidement, Vince Clarke s'en tire pas trop mal dans la composition et les textes. Hormis quelques titres qui s'en tirent sans trop de casse l'ensemble a pris un sacré coup de vieux. Même si c'est le premier album de Depeche Mode il se révèle totalement dispensable.
ptitpraince
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le 6 févr. 2012

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Bob l'éponge

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