Celui-là, quand il est sorti, je me suis tout de suite dit que Dream Theater avait fini par sortir son St Anger. Evidemment, je pouvais pas prévoir qu'on aurait encore pire à se mettre sous la dent dans les années suivantes. Alors je l'ai réécouté. Avec une pointe de nostalgie en plus.
Et sans aller jusqu'à dire que c'est un bon album, il y a quand même des trucs à garder. Genre les deux parties de "In The Presence of the Enemies" ou même ce "Repentance" à fleur de peau. Les parties instrumentales tiennent globalement la route, les musicos semblent inspirés... on est loin d'une trahison ou d'un cauchemar dans lequel DT ferait un featuring avec Will I Am.
Non, ce qui tue l'album, ce sont véritablement les morceaux comme "Forsaken", œuvrant dans un style mêlant pop et metal prog', avec des refrains qui font penser que Labrie va quitter le studio d'une minute à l'autre pour aller chialer un bon coup. Par la même occasion, on en revient encore une fois au paradoxe Labrie : nous sommes nombreux à détester sa voix, mais à penser également que Dream Theater ne serait pas Dream Theater sans lui. Alors on le tolère, mais il y a des albums, comme celui-ci, où on aurait bien aimé qu'il chope une petite bronchite.
Bref, pas de quoi chier intégralement sur ce skeud.