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le 27 déc. 2018
SuivreCritique de The 1966 Live Recordings (Live) par XavierChan
Tellement essentiel puisque captant les moments de transformation du Dylan ménestrel en un dandy rock qui influencera tout un pan de la musique moderne.
Dylan était en 1966 au sommet de sa créativité. Il venait de sortir en moins de 2 ans, 3 albums majeurs de l’histoire du rock, remplis de morceaux devenus des classiques immédiats, Bringing It All Back Home, Highway 61 Revisited et Blonde On Blonde. Une suite impressionnante qui redessinait totalement la façon d’écrire des chansons, paroles et musiques, et la façon de penser la musique. Avec en plus, une attitude sans compromis qui allait lui mettre à dos une partie de ses fans de la 1ère heure. Dylan s’éloignait du folk pour de nouveaux territoires plus électriques. Accompagné par des musiciens fabuleux qui vont ensuite former leur propre groupe à succès, sous le nom de The Band, Robbie Robertson, Rick Danko, Garth Hudson et Richard Manuel, le voilà reparti en 1966 sur les routes et l’aventure va être pour le moins houleuse. Ce coffret de 36 CD, magnifique, explore cette tournée légendaire de février (White Plains) à mai (Les concerts londoniens). Il n’existait officiellement de cette tournée que le concert de Manchester paru dans la série des Bootleg Series (le volume 4). Ces concerts ont 3 origines : des concerts soundboard, des enregistrements réalisés par CBS (pas de problème, le son est excellent) et quelques enregistrements réalisés par le public (les derniers CDs, là c’est vrai, le son est médiocre voire très médiocre). Il faut donc prendre ces derniers disques pour ce qu’ils sont, des témoignages rares et historiques mais qu’on n’écoutera qu’une fois. Le 24 mai, ils sont de passage à l’Olympia à Paris (CD 26 et 27) et le concert est relativement calme et respectueux par rapport à d’autres soirs. Bob commençait chaque concert de façon acoustique dans une 1ère partie puis le groupe arrivait et là, ça devenait beaucoup plus électrique et énergique, ce qu’une partie du public n’a pas du tout apprécié, voulant que Dylan ne joue que du folk comme il le faisait depuis ses débuts (l’électricité ça n’est plus du folk !!!) et le faisant savoir chaque soir en huant l’artiste. Il se fait même traiter de « Judas » par un spectateur de Manchester !!! Même si ça n’est qu’une partie des spectateurs, l’ambiance devient explosive. Quant à Bob, il fait ce qu’il veut comme à son habitude et demande aux musiciens de jouer encore plus fort avec en conclusion un Like a rolling stone souvent dévastateur joué à fond la caisse ! On a rarement vu une tournée devenir autant chaotique et c’est ce qui est passionnant, avec un Dylan imperturbable. Mais les musiciens du futur Band, eux, finiront par en avoir assez et quitter Dylan, la situation devenant usante.
Créée
le 22 févr. 2025
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