Après avoir vu passer plusieurs fois ce nom d'OSNI (Ovni sonore) sur les internet, je m'attaque enfin à ce second album des Toulousains.
Déjà : gros point fort, je ne sais pas comment on peut qualifier une telle musique. Discogs parle de Post-Rock/Modern classique je ne comprends pas ce que c'est. On pourrait y ajouter Trip-Hop et Bombastic... A part qu'il y a un violoncelle en plus de guitares, de boites à rythmes et tout un tas d'arrangements. C'est une musique fraîche, vivifiante, mais introspective à la fois. Quelques samplers par ci par là, des envolées sonores à la fois saturées et agréables à l'oreille, la sensation de se faire envahir par une exaltation splendide me submerge. C'est à la fois un vent frais et une aventure incroyablement originale qui s'évertue à ne surtout pas vous laisser vous accrocher à un motif trop longtemps. Un coup de génie, à peine la consécration arrivée, la jouissance fini par aboutir sur une nouvelle fenêtre douce ou complexe, ou les deux à la fois. Comme si une midinette matraquait une poupée sur un banc, comme si un tueur en série prenait la pose avec sa victime. Impossible d'imaginer l'envers de ce décor. Une rare satisfaction qui m'emmêne à penser que le futur de la musique ne peut résider que dans les croisements, les travestissments, les expérimentations toutes plus folles et délibérément sans limites. L'album s'enfuit à chaque fois que l'on essaie de s'en saisir, comme s'il était impossible de le cerner vraiment. Il évite le piège de la Noise, ce qui fait qu'il est literallement possible que n'importe quel mélomane puisse s'en faire relique. Un bijou.
Originalité : 10/10
Prod/Technique/Maitrise : 9/10
Envie globale d/'y retourner : 9/10
Note globale : 28/30