J'aimais beaucoup Nougaro mais ce double live enregistré en 1995 à l'Olympia n'est pas mon préféré. Attention, ça reste superbe, Claude était entouré d'une bande de fabuleux musiciens, comme à son habitude: le fidèle Maurive Vander au piano mais aussi Jean-Marie Ecay à la guitare (magnifique son et un solo qui décape sur "Nougayork"), Arnaud Dunoyer de Segonzac aux synthés, Laurent Vernerey à la basse et Loïc Ponthieux à la batterie. Et puis, bon sang, quelles chansons!!! Beaucoup sont entrées au Panthéon de la chanson française comme "Quatre boules de cuir", "Cécile, ma fille", "Toulouse", "Ile de Ré", "Le Jazz et la Java" ou encore l'électrique "Nougayork" qui l'a fait connaître à toute une nouvelle génération à la fin des années 80, dont je faisais partie. La version du "Gardien de phare" est juste une interprétation vocale de la chanson, sans accompagnement mais très amusante. Sur "Plume d'ange", pendant plus de 14 minutes, on se trouve embarqué dans une de ces histoires dont il a le secret et c'est ébouriffant! Maintenant, c'est vrai que ce live vient après "Zénith made in Nougaro" en 1989, "Une voix, dix doigts" la tournée en duo avec Maurice Vander en 1991 et précède "Hombre et lumière" le live 1997 enregistré à Toulouse (et forcément, ça change tout!). Autant d'albums en concert très différents, dans les ambiances comme les orchestrations et qui pour moi, surpassent un peu celui-ci. Mais passer un moment avec Nougaro, le plus grand swingueur de mots de la chanson française, ne se refuse jamais et il me reste des souvenirs fabuleux de ses concerts. Heureusement qu'ils sont gravés pour l'éternité et qu'on puisse les découvrir et redécouvrir jusqu'à plus soif.