Sorti en 2013, The Devil Put Dinosaurs Here marque une nouvelle étape pour Alice in Chains dans l’ère post-Layne Staley. Si le groupe conserve son ADN grunge-metal fait de riffs plombés, d’harmonies vocales hantées et d’une ambiance poisseuse, cet album s’inscrit dans une continuité sonore maîtrisée, mais parfois trop prudente.
Les morceaux s'étirent, l’atmosphère est pesante, presque claustrophobe – à l’image de titres comme Hollow ou Stone, efficaces mais souvent englués dans une forme de redondance. Le duo Cantrell-DuVall fonctionne, mais manque parfois de l'étincelle qui faisait vibrer les premiers albums.
Là où l’album marque des points, c’est dans sa portée lyrique et critique. Alice in Chains aborde la foi, le doute, et l’hypocrisie sociale avec un regard amer mais intelligent. Le titre provocateur en dit long : le ton est sombre, mais jamais gratuit.
Avec une production soignée et un propos cohérent, The Devil Put Dinosaurs Here est un disque dense, fidèle à l’identité du groupe, mais qui ne surprend que rarement. Une œuvre respectable, exigeante, mais qui laisse parfois l’auditeur sur le seuil.
Note : 7/10 – Sombre, solide, mais en manque d’élan.